Acceuil>>Esotérisme

 Lou Glandoudaï :questions sans réponses sur le mystère autour de la Croix De la Sainte Victoire

 

Ce curieux phénomène météorologique est une rareté naturelle qui en fait le délice des experts de la région. Seule la conjonction de plusieurs facteurs permettent de le créer.

Le premier ingrédient doit être un violent Mistral rejetant loin des collines une grande partie de la population dans ses habitations. Si le soleil est au rendez-vous, le froid est intense et la moindre bourrasque rend dérisoire toute protection vestimentaire. Cela n’incite guère à une confrontation. Sur de nombreuses falaises provençales orientées sud ce violent vent glacial glisse par-dessus la colline au Nord. Son élan le fait sauter par-dessus l’obstacle pour ne retrouver sa force au sol que bien plus loin. Cela crée une zone de calme où il est loisible de déguster un agréable soleil tandis que toute proches rugissent les rafales. La sainte Victoire est bien trop massive pour offrir un tel scénario. Contournant la montagne le Mistral parvient à se transformer en un violent vent d’Ouest irrégulier qui balaye toute la face sud avec des sautes de force inattendues.

Le second ingrédient doit être un fort vent d’est chargé de nuages. Ceci implique de violentes pluies méditerranéennes qui n’incitent guère les Provençaux à profiter des charmes de garrigues parcourues par de véritables torrents transformant l’argile du sol en un lourd mastic qui enrobe les chaussures. Dans de telles périodes la Sainte Victoire devient un désert humide où ne rodent plus guère que quelques anglais. Les parois habituellement d’un blanc gris lumineux semblent ne plus croire au retour du soleil. Ruissellantes de larmes elles portent douloureusement le deuil en se couvrant d’un noir profond.

 
La conjonction de ces 2 vents est très rare. En de tels moments la présence d’un randonneur, même britannique, reste exceptionnelle. Mais cette rareté semble foison comparée à la fréquence d’apparition du Glandoudaï.

Ce dernier résulte du mouvement tournant engendré par les deux vents, orientés à angle droit, qui fait tourner autour de la Croix de la Ste Victoire une secouppe de nuages tandis que plus haut le mistral nettoie le ciel. Mais ceci nécessite le dernier ingrédient: un délicat équilibre entre nos deux vents. La moindre suprématie de l’un d’entre eux volatilise l’édifice. Cet équilibre se produit autour de la croix, celle-ci étant située sur un petit pic qui dépasse la crête.

Malgré son étonnant aspect naturel, malgré la passion qu'il exerce sur quelques chercheurs, Lou Glandoudaï n’a fait l’objet d’aucun article scientifique. Sans doute pour ne pas heurter diverses sensibilités. De nombreuses légendes vivaces mais secrètes entourent en effet le Glandoudaï. Elles expliquent le caractère sacré de la montagne et plus précisément de ce sommet secondaire. En effet ce n’est pas sur le plus haut sommet du massif que le Glandoudaï se manifeste et que la croix se dresse. La cime principale, Le Pic des Mouches, est pratiquement située à l’extrémité opposée de la longue barrière de la Sainte Victoire. Ceci est d’autant plus surprenant que la victoire de Marius s’est déroulée à l’est du massif. Objectivement le Pic des Mouches est mieux qualifié pour être le lieu de glorification de sa sainte victoire sur les barbares.Certes certains voudraient que le nom soit dérivé du Provençal Lou Mount Ventouri mais il ne s'agit là que d'une légende  dérivée donc d'une réalité qui pose autant de question: Pourquoi les Ligures voyaient -ils là le domicile du Dieu de la Force du vent? Le Ventoux parait plus logique.



Quelques touristes, néanmoins déjà intellectuels curieux, relient innocemment la gloire de ce sommet secondaire à sa visibilité depuis Aix. Les vieux Aixois eux savent que la croix est là où le Glandoudaï est. Et ils savent aussi que cela n’est pas uniquement du à la beauté naturelle du phénomène
Pour eux ce n’est point hasard non plus si le trou du Garagaï se creuse à l’est de la croix et le puits du Diable à l’ouest. Pas plus qu’ils ne s’étonnent que les trois points dessinent un triangle rectangle.
Nul hasard non plus dans la construction si proche de la croix du prieuré.


Le mystérieux trou du Garagaï permet au randonneur non escaladeur de joindre aisément la grande vire qui coupe la face sud à la face Nord. Juste sous le trou il y a le gouffre du Garagai un puit pour spéléologue. Visiblement à une certaine époque le trou en était la bouche d’entrée. La forme esquissée par ces éléments fait penser à une corne torsadée. Il est aisé d'en déduire l'existence de marnes plus tendres diluées dans un lent mais irréversible mouvement de décadence, à l’inverse des demoiselles coiffées. Le point de faiblese que constituait la base de la torsade se traduisant par l'éclatement de la roche. Mais nul n’a osé dire le pourquoi de l’existence de ce grand puits initial de marnes friables avec une telle forme.


C’est pour accélérer quelle fuite que certains ont jugé utile de marteler les prises de pieds? . Certains disent que c’est pour rendre le passage encore plus aisé car d’autres incertains auraient des difficultés à franchir le passage. Cela paraît peu crédible, des troupeaux d’ovins et même de jeunes enfants s’y promènent en toute quiétude et à moins d’être sur des béquilles(quoique..) toute personne consciente prétendant à passer par là est apte à le faire avec un minimum de patience. De plus la laideur à la fois esthétique et éthique d’un tel acte de vandalisme aurait fait reculer le plus sombre des imbéciles. L’explication doit donc être trouvée ailleurs.
Peut être les 300 prisonniers précipités dans le gouffre par Marius,en offrande de remerciement, pourraient y répondre. Officiellement il n'y avait aucun corps lors de sa première exploration des entrailles de la terre. L'église tenta d'interdire l'accés à ce lieu en faisant courir une légende affirmant que la Sainte Victoire était un volcan et le gouffre l'un de ses cratères.

 
De plus à l’ouest en contrebas de la crête se trouve le puits du diable. Ce dernier est une réplique en miniature du trou suivi du gouffre. Il semble qu’il soit à une échelle réduite la maquette éventrée du trou du Garagaï. Les rochers au dessus accentuent la ressemblance en laissant entrevoir la possibilité d'une torsade.


Cela se traduit donc par un demi-cercle de pierre surplombant un long tuyau ouvert dans le vide. Un puits bien maléfique en ces hauts lieux de sécheresse. Nulle soif ne sera jamais étanchée. Si l’image du diable peut venir à l’esprit d’un observateur philosophe cela n’est certes pas étonnant.


Mais l’esprit du philosophe n’est pas forcément celui du peuple et pourtant ce nom de ‘puits du diable’ fut adopté alors qu’en dehors de son propre plaisir il est difficile d’imaginer une venue en ces lieux d’un paysan à la recherche de terres exploitables. De plus de nombreuses autres curiosités géologiques aussi remarquables n’ont eu droit à aucune dénomination. Enfin est ce simple illusion que de voir le rocher dessiner une tête ‘diabolique’ ricanante à proximité du débouché du puits tandis qu’au bas du puits semble s’ébaucher une figure de damné désespéré?.
 

Pourquoi?

A quelle sombre et antique magie font référence ces 2 tuyaux d’orgues?   Quels sont les étranges rapports entre qu’ils entretiennent avec ce sommet secondaire? Pourquoi le Glandoudaï?


A ces questions sans réponses pour le grand public devons nous voir des indices de compréhension dans l’édification d’une croix et d’un prieuré?. Pour bénéficier de forces protectrices? Pour se garder de féroces créatures? Pour veiller sur l’humanité? Pour interdire l’accès à de sombres mystères?


Sur une pierre une ancienne inscription nous guidera-t-elle vers la solution? Perdus sous tous les signes modernes sont parfois gravés des traits effacés d’une langue inconnue. Qui saura un jour la décrypter? N’est ce pas déjà fait par certains? Officiellement la brèche située au niveau du prieuré a été faite pour fournir les matériaux de construction du prieuré tout en illuminant de soleil cet endroit qui serait glacial en hiver. Il faut cependant constater que cela favorise le Glandoudaï en affinant la silhouette du support de la croix. La croix elle même participe à cet amincissement qui favorise la ronde des vents.


Penser que tout ceci n’est que hasard et merveille naturelle? Comment y croire devant ces rares mais mystérieux personnages à l’allure fuyante qui circulent au sommet quand la pluie tombe? Quels buts poursuivent-ils sous le vent et les rafales de pluie? Pourquoi ces airs parfois hagards, parfois décidés? Qu’ont-ils vus? Qu’ont-ils entendus? A quelles révélations indicibles doivent-ils leur état? Quels sont les risques encourus à vouloir les questionner? , A vouloir les suivre? A vouloir les espionner? Qui osera quand se lève le vent d’est monter au sommet pour tenter d’observer leurs étranges rites?


Oui disons-le. Est ce vraiment la Sainte Victoire qui commémore Marius? Ou est ce Marius qui s’est battu pour le Glandoudaï? .
Pourquoi ces majuscules au nom même du sommet? Victoire n’est pas ici un prénom, sainte n’est là qu’un adjectif. Pourquoi même importante la victoire de Marius donne-t-elle le droit de transgresser les plus simples règles grammaticales? Pourquoi, si longtemps après de nombreux Provençaux continuent-ils à révérer le prénom de Marius. Bien des batailles ont eu lieu depuis ce temps et pourtant…. Et ce prénom lui-même, pourquoi ne s’est-il pas francisé? Quel secret lien ésotérique espèrent créer des parents donnant ce prestigieux nom à leur enfant?


Est ce vraiment un hasard si les dinosaures déposaient leurs œufs dans la plaine dominée aujourd’hui par ce que l’on appelle le fauteuil des Allemands? Faut-il y voir une admiration pour un potentiel angle droit déchirant l’horizon? Admiration, si longtemps après, partagée par Cézanne?.Ou alors quelle était la chose qui se dressait là avant l’illusion de pyramide grise de la Sainte Victoire? Qui était le berger de ces reptiles? A-t-il été condamné à être muré dans une montagne?. Pourquoi son troupeau a-t-il été détruit en cette fin du Crétacé? Avec quels sentiments attend-il son réveil? Apporte-t-il la haine ou la miséricorde? Les paroles silencieusement échangées dans certaines tavernes d’Aix les soirées pluvieuses où le froid est intense et les humains plus grégaires, évoquent parfois 2 cornes au-dessus d’une tête reptilienne.


Qui osera établir la relation entre tous ces éléments et le Glandoudaï?
 
Quelle explication à l’existence de ces chats noirs sauvages(?) qui arrivent à survivre dans les amas rocheux du sud.Ils n’ont guère l’air affamés et sont d’une telle discrétion que même de fervents adeptes de la face Sud ne les ont jamais rencontrés.


Parfois des pompiers, des alpinistes , découvrent dans des recoins peu accessibles de la face sud des restes humains victimes de chutes. Nulle famille ne s’est inquiétée, nulle n’a jamais réclamé les corps. Quand de longues marches éloignent des sentiers classiques et permettent d’admirer le massif le plus souvent désert en dehors de la croix, de quel néant surgissent parfois des êtres humains à nul autre moment entrevus?


Est-ce que les chats doivent nous inciter à espérer une certaine chaleur humaine? Pourquoi en Provence les chats noirs ont-ils si mauvaise réputation?


Est ce uniquement pour éviter qu'un violent mistral ne projette dans la face sud de fragiles randonneurs que le bucolique GR serpente au nord en contrebas de la crête? Est-il vraiment possible que la montagne recelle un monde souterrain?


 
D’où viennent les mystérieuses pierres noires? Habituellement les fréquents fossiles végétaux incrustés dans la roche sont du même rouge qui tapisse les plaines au pied de la Sainte. S'offrent ainsi à nos yeux surtout la trace de coeurs d'antiques palmiers. C’est intellectuellement satisfaisant de pouvoir ainsi établir une liaison logique sur des périodes portant sur des milliers de fois notre propre durée de vie. Mais l’honnêteté intellectuelle oblige aussi à s’interroger sur la nature de la noirceur de certains de ces fossiles.
Différents sables sont visibles le long de la vallée du ru de St Pierre. L’ocre domine au sein de multiples variations jouant avec de sombres jaunes et de lumineux violets. Mais aucun noir.



img

L'oppidum, est un lieu naturellement magique. Une esquisse de cercle suspendu dans les airs. Cet aspect protecteur n'a pas échappé aux romains qui y ont construit un oppidum, donnant par là même un nom au lieu. C'est pourtant dans la face sud le lieu le plus soumis au vent ainsi qu'en témoigne le nom des voies d'escalade situées à son aplomb. Lieu qui semble donc protecteur mais aussi lieu de peur. Etait ce  uniquement pour guetter les plaines alentours ?.
 

Malgré le silence oppressant il faut tenter d’abattre ce mur du silence entretenu par tous. Ainsi durant ces 100 dernières années aucun quotidien ne fait mention du Glandoudaï. Le mot n’a jamais été imprimé.

Sombre logique poursuivant des siècles d’interdits imposés . Les livres et les articles consacrés à la montagne n’osent approcher ce non-dit. Ainsi les comptes rendus de recherches sur les vestiges découverts sur la crête de l’Oppidum ne mentionnent même pas qu’il s’agit là d’un lieu privilégié d’observation à la fois du trou du Garagaï et du sommet de la Sainte. Que c'est le meilleur endroit pour voir à travers le trou du Garagaï le ciel de l'autre coté de la montagne. Qu'y voit t on quand tourne le Glandoudaï?.

De même le refuge Cézanne est construit prés d’antiques ruines sur le lieu d’observation de la Sainte et du puits du Diable. Bien entendu nul guide ne signale cette caractéristique. L’angle droit formé par le sommet avec ces deux lieux ne fait l’objet d’aucun commentaire. Peut être certains préfèrent que l'on continue à croire que le guet s'exerçait sur les plaines alentours. Si c'est en partie justifiable pour l'oppidum (quoique l'extrémité du Cengle paraisse plus approprié) comment donner une explication rationnelle à l'emplacement du refuge?

  Seuls quelques escaladeurs ont osé, timidement il est vrai, noter des indices. Ainsi une voie d'escalade se nomme Ga. Officiellement il ne s'agit là que d'un jeu de mots particulièrement étudié. Pourtant en doublant on obtient gaga. Est ce à dire que même dans ce qui semble sans esprit il est possible de trouver des clefs? Ou bien qu'une recherche trop poussée peut conduire à la folie? Parfois même la graphie du mot laisse à penser que le G est trop grand. Est ce une discrète mise en garde?

Pratiquement à l'aplomb du trou du Garagaï se trouve la voie Lequer. Lequer n'est pas l'auteur de cette escalade. Ce n'est pas non plus un alpiniste. A qui donc est dédié ce hommage? Vaut-il mieux éviter de continuer au delà des relais et ne pas tenter de rejoindre directement le trou sous peine que le chemin soit plus long que prévu?


Esotérisme Suite