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L'Alien et le randonneur.
De l'existence de l'inexistant

De retour sur terre l'Alien se promenait dans son vaisseau le long de la sainte Victoire.

Admirant les visages de ses ennemis figés dans la roche.

L'émotion du souvenir des instants de torture de ses adversaires était intense. Après avoir simplement éliminés les plus primitifs, il avait réservé son imagination pour faire souffrir les meilleurs. Pas forcément ceux qui avaient été ses plus implacables ennemis.

Des larmes de bonheur arrivaient même à poindre sur les facettes d'améthystes couvrant le cristal vert de ses trois yeux. secoupe

 

 

C'est à cette inattention émotive que je dois d'avoir pu photographier son vaisseau.

Perdu dans l'amplitude de la sainte Victoire.sec2

Vraiment hors de toute portée

 

Majesté discrète d'un éclat de vajra, touche jaune orange, tournoyant autour de la cloche de la désolation gris bleue.

Hallucinante fissure verticale déchirant les strates horizontales pour créer la forme ironique.

Suintement de la raison dans l'illogisme du non existant pour s'obstiner à définir malgré tout un but. Même s'il faut pour cela tourner la tête.

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Si vous ne voyez pas le visage, passez la souris sur l'image. Prenez ensuite rendez vous avec moi pour être mon disciple éclairé (compte en Suisse exigé).

Reste la question: est il aussi cool que sa silhouette bonhomme avec sa cigarette? Est-il ouvert à ce que l'on va faire? A-t-il une aimable curiosité pour l'imagination des autres?

Ou bien a-t-il une dent contre nous et nous déteste rien qu'à l'idée que l'on puisse ne pas être à ses ordres? Cache-t-il sa haine du non ego sous un dehors souriant?

Croit-t-il être Dieu?

Pourtant force est de constater qu'il doit se contenter d'être éternellement là ou il est. Il reste encore pas mal de temps avant que la sainte victoire disparaisse dans la fusion centrale de la terre. En attendant il peut méditer sur ses qualités. Est ce la peine de le comprendre, de le contredire?

Jeux de lignes de l'esprit. Méandres du hasard où l'esprit se torture à trouver une logique. Ce mécanisme permet de regarder un film en ayant l'impression du déroulement d'une réalité. Il a aidé à débusquer les proies qui tentaient désespérément de se mettre hors de la vue. Ces connections ont décelé le félin à l'affût malgré ses vaines tentatives à vouloir rester discret. Ce gros tigre a fini par comprendre qu'il était préférable de se fondre non pour attaquer mais pour ne pas être remarqué. Longue a été la leçon mais il reste des tigres qui n'ont toujours pas assimilé le cours. A l'inverse, certains n'ont pas compris qu'il valait mieux éviter de marcher sur la queue du tigre.

Sans même tourner la tête un moine peut nous suggérer de méditer sur nos illusions. Mais n'a-t-il pas un air tourmenté? Que vient-il de croquer?

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Tout avait débuté par la stupide et pitoyable histoire du chauve chevelu.

Chauve par la réalité de sa calvitie. Chevelu par sa croyance d'être doté d'une abondante toison se déversant en de voluptueuses vagues blondes sur sa tête.

Président de Poubelles Sans Frontières et du le Talk Show des Concierges sa devise était "Nous pouvons tout oser, Nous le valons bien.".

Victime de l'illusion de la clarté de la lune, il pensait le soleil terne. Incapable de saisir l’absence d’incendie dans ce simple reflet involontaire du soleil. Faisant étinceler le bord des cratères pour dévoiler la mélancolie de ce monde mort. La reconnaissance envers la lune doit l'être pour son rôle de miroir torturé éclairant les plus obscures ombres de la nuit sans même pour cela nous aveugler. Le problème reste identique. Le gourou désigne la lune du doigt et le disciple ne voit que le doigt. Si beaucoup ont vu les tontons flingueurs, nombreux ceux qui n'ont ri qu'aux mandales assénées. Comme me le signalait mon cardiologue, pour certains, à Marseille sans doute, mais probablement aussi ailleurs, le 4 novembre 2008 est la date historique où l'OM a battu Endoveen.

Il faut de tout pour faire un monde. Surtout quand le but est de se réduire à son pénis, donc de limiter, par un étrange auto-érotisme, le monde à la même taille ... Une taille un peu inférieure quand même ... Sans jamais saisir qu'il est plus petit que nous, bien plus petit que notre imagination. Mais là c'est moi qui fais de l'égocentrisme en attribuant de l'imagination à tous. Cette incompréhension est la source du bonheur absolu d'un autre gourou. Il se fait admirer en tendant son doigt sur rien. Il serait fort embarrassé d'avoir à répondre à des questions bien gênantes sur ce sujet invisible. Que son imaginaire atrophié n'arrive même pas à concevoir.

Il faisait partie de ces spécialistes incontestés de l'observation de l'autre. Écoutant le monde ils se doivent d'en être la conscience. Leur qualité intrinsèque est leur appréhension totale de l'univers. Comment pourrait-il en être autrement? Ils pensent donc ils sont et savent. Il mettait facilement ses talents de Concierge au service de tout supérieur pouvant lui fournir quelque privilège. Dans ce cadre il eut ainsi l’occasion de réunir divers talents dans des organisations prestigieuses au service de causes humanitaires incontestables. Sans avoir l'occasion de recréer la Stasi il avait appris à joindre l'utilité des services rendus à ses propres intérêts.

Un groupe d'innombrables randonneurs, tenant à reconstituer l’ambiance chaleureuse des cantines, parcouraient un sentier balisé de la Sainte. Un ancien fit la remarque: "Une balise tous les cinq mètres ce n'est pas suffisant".

Bien que la réflexion m'ait fait rire je mis du temps avant d'en comprendre la raison ne saisissant pas comment on pouvait en avoir besoin de plus alors qu'elles me paraissaient être en surnombre. Randonnant le regard posé sur le bout de ses pieds il pouvait certes voir une balise, mais se devait de lever la tête pour trouver la suivante. Nul doute qu'en fin de journée ses vertèbres cervicales devaient le faire souffrir. De plus son regard se contentait de chercher la balise suivante. Ce n'était donc même pas compensé par une vision des lieux qu'il parcourait.

Il aurait effectivement été préférable pour lui de pouvoir randonner comme un âne les yeux rivés sur une ligne continue qui le mènerait à son but. Un sombre plaisantin pouvait même envisager de détourner cette ligne continue vers un précipice quelconque.

Son karma conduisit donc sa résurrection dans le corps d'un non pensant. J'ignore quelles abominations il a dû commettre dans des vies précédentes pour mériter un tel sort. Probablement a-t-il eu la même vie que celle qu'il doit subir. Le But, comme pour les vaches sacrées, est peut être d'éveiller la compassion. Par un certain côté c'est vraiment vache.

Convaincu d'être promis à une vie exaltante, il se trouvait d'ailleurs lui-même passionnant, il tenta de vivre de multiples expériences. Joignant tel un équilibriste de haut vol la charité publique la plus altruiste, à la recherche scientifique la plus pointue en passant par l'excellence dans les sports et une prise de responsabilités dans la vie sociale. Son universalisme était allé jusqu'à expérimenter diverses maladies qui avaient profondément atteint son âme et son corps.

Mais doué d'une personnalité hors du commun il avait réussi à triompher avec brio de ces vicissitudes de la vie. Tout son être fut ainsi forgé d'un acier particulièrement affiné. D'autant plus remarquable qu'il était accompagné d'une modestie à toute épreuve.

Hélas!!! Hélas !!! 3 fois hélas!!! Chaque tentative dévoilait rapidement en deux semaines un ennui pesant qui lui faisait abandonner tout espoir d'avoir trouvé la Voie.

Mais bon... une semaine après ce douloureux échec, son esprit le conduisait au bord de nouvelles frontières de l'inconnu.

En randonnée, et dans bien d'autres activités d'ailleurs, il existe des personnes qui pratiquent d'une manière que je qualifierai d'héroïque. Le sommet n'est plus seulement, pour eux, le prétexte de la randonnée, la cerise sur le gâteau. C'est le But. La Mission, le Graal.

Bien entendu rapidement cette élite comprend qu'elle seule mérite d'avoir été élue pour gagner ce combat. Ce choix a forcément été dicté par l'excellence de leurs qualités naturelles. Bien avant que le monde ne surgit du non existant, leur héroïque destin était déjà inscrit en lettres de feu sur les pierres d’airain du temple virtuel ultime. L'objectif était forcément hors de portée du vulgarus pékinus. Quand l’un de ces pekinus a la chance de les rencontrer, ils n'hésitent pas à lui prodiguer des conseils sur un ton très paternel, fiers de leur compétence acquise en suivant une semaine entière un guide sur des gr.

Quand par malheur ils rencontrent un vrai sportif s'entraînant ou courant, et ... les larguant sur place, ils le dénigrent. Le coupable devient symbole de l'individualisme prédateur, d'un égocentrisme outrancier incapable d'avoir le moindre souci du futur, d'un matérialiste à jamais étranger au principe sacré de la solidarité sociale, dont ils sont les ardents défenseurs. A tel point que sans que qui que (akeukeukeucebo) soit ait eu l'idée de leur demander, ils décident de venir en aide à toute personne dont ils estiment qu'elle doit bénéficier de leur aide si généreuse. Le tout sur un ton qu'ils espèrent, sans acrimonie.

Pourquoi cela m'évoque irrésistiblement nos chers professeurs toujours placés au juste milieu dans tous les domaines d'activités?.. Est ce vraiment étonnant si énonçant ma pensée ils me déclarent effectivement exercer ce métier? Dois-je encore m'étonner, en constatant qu'ils ne comprennent pas pourquoi je rigole.

Lentement Zorro sortit son fouet et cingla le ventre de Garcia. Ce claquement ne s'accompagna d'aucune douleur. La toute puissance acquise dans le rêve n'est que mansuétude. Il convient d'être parfait. La moindre imperfection mettrait en doute Zorro. L'homme qui signe d'un Z lu par des analphabètes comme un N. Un Zéro Nul c'est vraiment effrayant.

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Stupides sont les gens qui se moquent du héros. Par delà l'absence de réalité existe le non existant d'une irréalité que l'on tente d'atteindre. Mais que seul notre rêve est en mesure d'accompagner. La réalité ne justifie le rêve que parce que cela apporte de la distraction. Mais comment le rêve justifie-t-il la réalité? Par le besoin de conserver en état de marche la machine à rêver? L’hyper réalisme arrive à détruire tout semblant de réalité mieux que la pipe de Magritte. Je suis persuadé qu'un musée Grévin consacré à la reconstitution vraiment réaliste de la vie de Mickey, Tintin et Spirou aurait du succès et pourrait se vanter d'être plus vrai que le vrai.

L'authenticité réside plus dans la révélation que dans l'objet révélateur. Même les collectionneurs amateurs d'originaux ne dédaignent pas les authentiques fac-similés de statues de dieux adorés par les égyptiens. Dans l'art les faux remarquables finissent par devenir de vrais faux. Même si l'œuvre initiale était elle-même une authentique imitation de l'art grec.

Faire un vrai faux, c'est persuader son client qu'il va avoir le vrai en mieux. Pourquoi préférer la copie à l'original? Parce qu'elle est mieux.

Certes l'avortement dans l’œuf de ses passions était toujours la faute de gens vraiment pas sympas qu'un affreux sort avait mis sur sa route lors de sa Quête. De plus ça lui permettait de parler doctement de cette nouvelle expérience si enrichissante qui s'ajoutait à toutes celles qu'il avait déjà si intensément vécues. A ces paroles auto-fascinantes se mêlait parfois un curieux gloussement, soupir, raclement de gorge témoin de sa félicité de conter ses exploits. J'en étais même arrivé à me demander s'il était ou non accompagné d'une éjaculation.

Il existe aussi des randonneurs pour qui "un mètre de fait est un mètre de moins à faire". Cela a aussi toujours été pour moi un sujet d'étonnement qui accroît mon auto admiration. Dans les centaines de journées où mes jambes m'ont conduit dans les errances les plus hasardeuses mon esprit se perdait souvent dans ce bruit monotone de rivière qu'émettent les montagnes. Pourtant ces jambes m'ont toujours ramenées au réel. Comme si elles refusaient que mon corps dépérisse dans des vallées sauvages. Qu'aurais je vécu si au lieu de se perdre mon esprit s'était amusé à compter les mètres passer?

S'il m'était donné la possibilité de faire de nouveau de l'alpinisme, je ne rechercherai aucun sommet. J'irai avec plaisir juste pour ce milieu des parois, cet instant d'inexistence, ou l'esprit prend conscience de l'immensité du dessous et du dessus. Juste pour ce moment de calme intégral, de maîtrise totale, d'abandon absolu. Juste pour cette éphémère incohérence extrême d'être bien dans un lieu inhumain. D'être soi en ne l'étant pas.

Mais même si c'était en toute Modestie, il lui restait toujours un goût amer en bouche de ces expériences hors du commun. Heureusement c'était compensé par l'immense intérêt que la foule d'admirateurs ébahis et extasiés entretenait envers sa personne. Il ne vit jamais les sourires de connivences que m'adressaient certains de ses disciples lors de sa narration des épopées.

Prendre un sac à dos léger. Il reste des partisans du sac à dos lourd. Mais il s'agit là d'un point de vue purement philosophique.
Pour moi un sac à dos ne souffre en aucun cas de sa légèreté. C'est parfaitement soutenable. Mais bon... certains aiment bien la douleur permettant à l'esprit de rester éveillé et de ne pas se disperser en de vains raisonnements.

A l'inverse d'autres estiment que même l'être se doit de se consacrer à la légèreté. Mais là il s'agit le plus souvent d'une incapacité à comprendre quoique ce soit. Comme ils le disent si justement, la moindre réflexion réflexive est pour eux une prise de tête.
J'arrive à saisir la logique d'une telle souffrance. En fait il ne s'agit pas de réflexion mais d'une réverbération de l'intelligence d'un autre sur le miroir de leur imagination. Ça doit être frustrant, vexant et fatiguant de n'y voir que le reflet de la pensée d'autres.

Mais n'oublions pas ceux qui arrivent à s'attribuer la pensée d'autres sans la moindre souffrance. Ne voulant pas faire une ombre à leur bonheur j'éviterai d'ajouter de violentes céphalées à leur félicité. Je ne les contredirais donc pas, surtout pour de simples traductions. Mais ils ne pourront jamais m'interdire de rigoler de leur cas. Eux aussi sont des adorateurs obséquieux de la flamme de la lune.

Pourtant ma perfection n'est pas totale. Un jour à la Sainte je rattrapais un individu peinant à franchir le pas équipée d'une chaîne au dessus de la chapelle de Saint Ser. J'allais donc devant lui dans ces difficultés avec mes bâtons. J'entendis alors l'avertissement proféré d'une voix d'outre tombe, qui aurait été parfaite pour une lecture expressionniste de l'apocalypse selon St Jean: "Rangez vos bâtons! Malheureux! Vous risquez de tomber!". Étant atteint parfois d'un esprit d'escalier particulièrement horripilant je n'eus pas la gloire de lui répondre: "Merci aimable citoyen! En retour, acceptez mon humble avis: En Rangeant vos conseils, vous paraîtrez moins con.". Hélas!, je me contentais de maugréer et de continuer mon chemin. Ma seule vengeance fut de constater qu'un quart d'heure après il n'avait toujours pas franchi le pas.

Ce fut plus glorieux avec mon fils qui bien que jeune était déjà à l'aise dans les zones escarpées. Un fâcheux le voyant déambuler décontracté dans des dalles atteignant au moins le 30 degrés ne put s'empêcher de lui dire "Petit! Enlève les mains de tes poches. Tu risques de te faire mal en tombant". Cet avis était sans doute à mettre en relation avec le fait que lui-même était, en ces lieux, à quatre pattes et effectivement aurait sûrement eu des problèmes si ne serait ce qu'une main avait été dans une poche. Là j'eus le plaisir de m'entendre dire à mon fils: "Désormais, fils, chaque soir tu rendras grâce au Seigneur d'avoir mis sur ton chemin de misère ce noble apôtre". Mon fiston de huit ans ne comprit pas mais j'eus un délicieux sentiment de plaisir d'autant plus savoureux que la compagne du malpoli partit d'un éclat de rire qui résonne encore joyeusement dans ma tête. Bon... c'était peut être dû à une récente dispute entre eux ... mais c'était quand même bien agréable.

La seule véritable curiosité que je notais était un intérêt permanent pour l'informatique. Si son intérêt n'était pas doctoral au moins semblait-il réel. Mais je trouvais louche qu'il ne s'intéresse pas aux jeux. C'est comme si un intérêt pour les plantes ne s'accompagnait pas du plaisir d'en humer les odeurs. J'ai toujours craint pour lui que cela soit par peur d'être battu par une machine.

Une fois il me montra toute la haute qualité de sa pensée. Avec un discours appuyé d'un rire gras il me conta la divine vengeance dont il était un des auteurs. Un ignoble individu osait dans son lieu de travail boire des bières mises en commun mais sans mettre la main à la poche pour abreuver ses collègues. Animés d'une juste ire farouche et vengeresse, certains déployèrent un piège, digne des plus fins stratèges chinois. Ils remplirent une canette de pisse. Ha!!! Le grand éclat de rire de C! Il était tellement joyeux que je n'osais pas lui dire que tout cela était pour moi la preuve que si l'homme descend bien du singe, certains individus n'ont visiblement pas encore désescaladé l'arbre.

Connaissant mes propres avanies je sais que j'aurais eu des bouffées de honte face à la remontée de tels souvenirs. Non pas que je les rejette parce qu'appartenant à une jeunesse inconsciente. Au contraire je sais en être responsable. C'est la matérialité de l'impossibilité de recommencer pour corriger ses propres erreurs. Lui s'en vantait.

Pascal: je pense donc je suis.
semble impliquer que la pensée définit le je
donc
les animaux incapables de s'auto penser ne sont pas. Si on limite le je à "je suis capable de me voir", c'est plus clair mais rejette aussi pas mal d'êtres humains dans les oubliettes de Pascal.

Soyons généreux et élargissons donc pour éviter de mettre dans les oubliettes du néant toutes ces braves bêtes.

Tout ce que je pense est: c'est la puissance de la je-pensée.
les animaux, saisis par la grâce de la je-pensée' sont pris en compte mais Tarzan et le père Noël aussi. Les voilà tous réintégrés dans la cage dorée de notre pensée sacrée. Il est facile d'imaginer la peine de ces bêtes s'il en avait été autrement.

Bon on peut aussi adopter l'angle

Ce que Pascal Pense -> est

C'est presque politiquement incorrect cette formulation pour ceux qui ne sont pas Pascal. C'est même plus restrictif.

Bien que très amusé par tous ces éléments, j'étais un peu gêné d'ainsi le mépriser malgré la bassesse naturelle semblant gouverner son comportement. Cette gène disparut quand il tenta, sans se cacher, de lire par dessus mon épaule ce que j'écrivais sur mon ordinateur. Il fut offusqué de mon rejet de sa promiscuité envahissante.

Le plus curieux est qu'il envoya un comparse, qui finement fit semblant de, s'intéresser à ce que je faisais, pour voir ma réaction. La question métaphysique de son patron devait être de savoir si mon attitude résultait de ce que je ne supportais pas toute intrusion ou si c'était à son encontre!!! En fait ce n'était pas qu'il demande à d'autres de tendre des pièges à sa place qui m'étonnait. Là c'était même une de ses spécialités... Plusieurs fois j'eus droit à des tests venant de sa part mais réalisés par d'autres. C'est une attitude plus prudente. Et la prudence faisait visiblement partie de ses qualités.

L'intérêt de ce genre de questionnement, fait par des gens à la fine délicatesse d'enclumes, est de pouvoir leur présenter la réponse que l'on veut. Un chauve chevelu a une si haute idée de lui-même qu'il ne soupçonne pas une seconde la possibilité de la moindre entourloupe quand il tend un piège "génial".

La supériorité des personnes se cachant dans les placards pendant que leurs esclaves questionneurs questionnent est de plus très amusante à observer. Cette suprématie est basée sur des règles inutiles créées pour palier à leur indigence intellectuelle. C'est à l'aide de ces règles que certains voudraient reconduire à travers les siècles un avantage acquis. Des règles, soit disant basées sur la connaissance, autorisent les refus tout en permettant d'octroyer des privilèges sans avoir à les justifier.

Ils ignorent qu'au final seule la règle constituera l'avantage. Le secret devient connu de tous. Leurs descendants, pour s'auto justifier, continueront de croire encore posséder une connaissance privilégiée. C'est en vain qu'ils tenteront d'arrêter la main de leur tortionaire incrédule en avouant des secrets qui n'en sont plus.

Cette preuve d'autorité évoque irrésistiblement la trace d'un égout se déversant dans la mer. Une couleur qui tranche avec le bleu gris des flots. L'évidence graphique d'une excellence. Certains ont même fait de ces couleurs le thème de sites web. Cela pue mais c'est très drôle.

Ce qui en fait m'étonnait, c'était le pourquoi de cette recherche. Ne l'ayant jamais insulté, il a dû en déduire, par je ne sais trop quel étrange raisonnement, que je le trouvais sympathique. Alors que je n'avais même pas décelé en lui la moindre facette éveillant un tant soi peu, ma curiosité à défaut de mon intérêt. Quand à son humour... Dans son esprit ce n'était visiblement pas une intrusion mais une curiosité amicale à laquelle j'aurais dû répondre en lui ouvrant joyeusement les bras.

Ma réaction de rejet ne pouvait être due qu'à une erreur d'interprétation de ma part. Elle aurait dû être suivie d'une prise de conscience de l'abjection de mon attitude et emplir mon âme de regrets éternels. En y réfléchissant, ce n'était pas si étrange. C'était dans la logique de sa croyance en son pouvoir de séduction alimenté à la fois par sa propre conviction et par l'adhésion des plus crétins au culte de sa stupidité. Il se croyait, donc il était, forcément intéressant. Jamais n'aurait pu parvenir à son cerveau ne serait ce que l'idée qu'il aurait dû présenter ses excuses.

Visiblement, dans le cadre de son Omniscience, il s'arrogeait le droit de regarder comment les autres vivaient. Il trouvait cela naturel!!! Il se voyait comme homme de bon conseil à la sagesse éléphantesque!!! Un vénérable chef de tribu soucieux du bien être collectif!!! Un courageux leader charismatique à qui l'on doit une écoute religieuse. Digne, que dis-je?, obligé de connaître le moindre recoin des personnes ayant l'indicible privilège de le côtoyer. Il est probable que même ses plus proches parents ont dû subir ses conseils avisés.

Le soudard se dédoublait ainsi en un petit manipulateur à la petite semaine! En l'observant sous cet angle je m'aperçus qu'il officiait sans arrêt dans ce but. Comme son principal désir de manipulateur semblait être que l'on s'intéresse à lui, il était inutile de prévenir ses "victimes". J'ai toujours pensé que toutes les "victimes" de manipulateurs ont leur part de responsabilité dans leur métamorphose en objets utilitaires d'ameublement.

Je compris que ses deux aspects de sa personnalité se complétaient et s'harmonisaient. Ne voyant le monde qu'à travers son ego, en dehors des processus vitaux il ne percevait aucun intérêt au reste mais avait besoin de ce reste pour parfaire le culte collectif pour son ego. Sa solution était de convaincre des gens de le guider et l'aider à faire ce qu'il était incapable d'entreprendre. Tout en conservant le beau rôle de chimpanzé alpha. Après s’être fait porter il s’attribuait le mérite des réalisations! Cela accroissait l’éclat de son ego mais, en retour, lui rendait encore plus terne le reste. Cela justifiait la condescendance qu'il pouvait ouvertement afficher. Son bonheur résidait dans un entourage prenant en charge ses besoins. Avec le statut d'esclaves du maestro. Et non pas de soignants de l'handicapé.

Mystérieuse volonté de suivre celui qu'il prétendait guider. Insolite rappel des vers de Leonard Cohen de Teachers " follow me the wise man said, but he walked behind ". Mais même dans cette chanson, c'est l'auteur, dans sa recherche, qui va questionner le paumé. Dois je considérer comme comique ou tragique ces gens qui, en plus, s'arrogent le droit même de l'interrogation avec la réponse appropriée. Des sangsues persuadées de présenter un grand intérêt pour leurs victimes. Ne se contentant plus d'attendre une occasion tapie au fond de la rivière, elles se jettent sur elles avec un grand sourire...

Si la capacité de penser se confond avec l'Existence verbale, il ne va plus y avoir grand monde sur cette planète. Dommage pour les abeilles et leurs ruches. Dommage pour les oiseaux et leurs nids. Dommage pour le tigre pistant sa proie. Tant mieux pour le suffisant qui a fait des études et ne sait quoi en faire sinon dire qu'il a fait des études. Je confonds essence et existence? Expliquez-moi çà. Je suis avide de votre appréhension.

Le problème réside dans le verbe être? En fait pour Pascal 'Etre' ne définit pas l'existence mais à la capacité de s'auto penser? Mais alors tout est clair? C'est par la prise de conscience que l'on est conscient? Mince alors! On n'Est plus lors du sommeil? Et lors des rêves? A quoi diable pensez vous? Quels sont les critères de cette Pensée? Comment définir ceux qui ne peuvent s'auto penser? Ha?! Il suffit de lire Pascal et de comprendre pour partager cette illumination? C'est comme une loi physique? La connaissant il est possible de l'appliquer même si on était incapable de la découvrir? Je deviens inquiet. Je ne vois pas où l'appliquer. Je ne trouve toujours pas cela vraiment clair. Est ce que je ne Serais pas? Qui prend ma place lors de mes voyages?

De fait ses échecs dans ses passions étaient vraiment dus aux autres et non pas seulement à son absence d'intérêt. Il était victime du syndrome Jospin aux présidentielles. Les autres n'étaient en fait que d'horribles mécréants n'ayant pas compris la chance de pouvoir compter parmi eux celui qui allait tout améliorer. Puisque c'était comme ça, ce messie qu'ils osaient rejeter, ils n'y auraient pas droit du tout! Non!... Mais!... L'ingratitude humaine est vraiment un gouffre sans fond. Tous ces gens insensibles n'étaient même pas capables de fondre en larmes de regret....Bon je suis méchant avec Jospin. Etant professeur, il était naturellement porté à cette attitude. Dans son cas cela relève du domaine de la pathologie professionnelle. Cela mérite au moins une certaine dose d'indulgence même si l'on se doit de noter: "Médiocre. Peux mieux faire". Encouragements assez hypocrites en sachant qu'une telle catastrophe a peu de chances d'advenir. Mais suis-je plus hypocrite qu'un prof notant ceci sur une copie?

Ses options politiques me parurent aussi plus limpides. Il se satisfaisait de l'argument sans réplique: les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres à cause du capitalisme international. Il aurait aussi été preneur du néo-colonialisme. Mais là ça ne collait pas et de plus c'était déjà pris. Cet attachement à des valeurs ne s'accompagnait d'aucun relativisme. Cela m'amusait mais j'attribuais ceci au fait qu'il avait accordé sa confiance à un mouvement tout simplement parce qu'il n'était pas passionné par la politique. Assez curieusement le flemmardisme peut conduire au respect de règles imaginées par d'autres dans leur non-réalité. Rien de bien méchant donc, et même cela pouvait dénoter une généreuse confiance en d'autres individus.

Mais..., en y regardant de plus près, je vis mon injustice et combien je le mésestimais. Il s'avérait être un Grand Analyste de la Cause. C'est avec moi qu'il ne discutait pas de politique, ailleurs il se métamorphosait en chantre éclairé, propagandiste hors pair, orateur emportant l'enthousiasme frénétique des foules. Son vocabulaire et les expressions de son argumentation rappelaient celles des supporters qui eux font, enfin... j'espère, cela par jeu. N'ayant jamais été un supporter, pas même de ma progéniture, c'est sans doute là qu'il faut chercher son absence de discussions sur ce sujet avec moi.

Ce dévouement, cet engagement absolu, pouvait aussi trouver sa racine dans quelques compensations. En particulier dans l'énorme privilège lui permettant d'avoir le matériel du dernier cri.

Là je ne plaisante pas !!! dans la fonction publique c'est considéré comme un privilège que d'avoir du matériel de travail. Cela fait partie des avantages, ou désavantages, qu'octroient selon leur bon vouloir les maîtres du service public. Ainsi des "privilèges", sous forme d'instruments de travail, sont accordés par des connards condescendants à d'autres connards reconnaissants indépendamment de toute utilité réelle.

Cette mentalité s'étend par son exemplarité à tous les échelons hiérarchiques et certains deviennent ainsi les Maîtres estimés des Stylos. Seules des langues de pute vipérine y verront un royaume de Shadocks. Ou de bonobos heureux d'être des bonobos. J'exagère, certains arrivent à voir le problème et préfèrent exiger de somptueux bureaux. Mais gardent leur condescendance. Fiers de la puissance de leur croyance. Maîtres d'une science apprise dans les livres mais, heureusement?, jamais appliquée.

Pour rester objectif, c'est une simple dérive d'un système où la notion, soit disant prônée, d'efficacité est remplacée par celle du copinage. Le stade ultime du socialisme ou les petits maîtres incompétents sont payés en faisant croire que c'est le grand capitaliste, qui trinque. Le peuple se doit d'être reconnaissants d'avoir une caste dirigeante héroïque; si éclairée, si prolétaire, si résistante face aux agressions du libéralisme mondialiste.

Cette classe est d'ailleurs contrite de constater que, malgré son désir d'égalité, c'est toujours ses propres enfants qui les remplacent dans tous les métiers où l'on est bien payé sans trop travailler. Mais ce n'est pas de leur faute si leurs enfants sont plus intelligents que ceux d'Autres. Et il faut bien que des études si longues et si dures soient récompensées par un long temps de repos ensuite.

Ils ont la compassion des moines du moyen âge, vivant toujours sur le même rythme quelque soit la récolte. Ils rêvent que ces positions ronronantes dureront un millier d'années. Dommage que leurs maîtres aient pour eux des desseins plus prestigieux. C'est pourtant tellement naturel d'inspecter les travaux finis. Ça donne même un certain sens de supériorité. Ils le valent bien.

La conciergerie active était un domaine où il excellait et obtenait le plus facilement des résultats en mettant à disposition ses talents de sbire. Il pouvait même en espérer des signes de reconnaissance. Ses importantes relations dans le réseau prédéfini au service des maîtres, lui permirent, en plus d'une reconnaissance éternelle, de bénéficier d'avantages décisifs dans sa vie de tous les jours.

Je me suis toujours demandé pourquoi après "le tuteur", "l'instituteur", "le juge", "le statisticien", "la fliquette", "le ferrailleur" l'exceptionnelle culture française n'a jamais produit un autre fleuron "le concierge". Cela constitue pourtant à l'évidence un excellent résumé sémantique des autres chefs-d'œuvres.

Ainsi il put éviter à sa progéniture le goulag d'un lycée pourri où, pourtant, les enseignants révolutionnaires étaient nombreux. Ces enseignants montraient leur détermination à combattre farouchement le grand capital en minimisant la quantité de travail qu'ils accomplissaient, sous le regard attendri de la hiérarchie solidaire. Il conseillait d'ailleurs cet établissement aux disciples de moindre qualité. Pas par méchanceté mais parce que, malheureusement, il y a peu de places au soleil et qu'il vaut mieux que les plus dignes bénéficient d'une éducation supérieure. C'est toujours pour une bonne raison si des gens sont un peu plus égaux que d'autres. Mais bon, c'est bien connu il n'y a pas de bons ou de mauvais professeurs. Il n'y a que de fidèles serviteurs du service public.

Certains l'ont bien compris. Ainsi les fils de profs ne suivent pas les cours des mauvais profs. C'est d'ailleurs un moyen simple de savoir où sont les bons profs: là ou sont les élèves de profs. De toute manière dans cette république égalitaire tous les lycées sont égaux. Il suffit de présenter une demande d'admission à un lycée "coté". Brutalement on réalise pourquoi il ne faut surtout pas noter ni les établissements ni les professeurs.

C'est déjà fait.

Mais il faut éviter le choc psychologique de cette réalité. Cela doit être accompli en toute discrétion. Entre gens compétents et de bonne compagnie. Sûrement pas pour en tirer avantage. Il serait regrettable que cela soit fait sur des critères mesurables. Les profs ont un métier palpitant qui ne se prête à aucune mesure. Seule une évaluation faite par eux-mêmes sur eux-mêmes est apte à prendre en compte toute la complexité de la multitude de paramètres.

Seule l'élite ayant la bonne grille de lecture saura en faire bon usage. Ils partagent cette grille avec leurs enfants. Ce n'est qu'un effet de bord bien pardonnable si ces derniers sont ainsi favorisés. Même si leurs seules qualités sont celles d'un magnétophone. Qui jamais ne ferra preuve de la moindre originalité, ni révélera la moindre nouveauté. Malgré des diplômes durement acquis.

Curieusement le résultat de toutes ces bénédictions qui pleuvaient sur sa tête rappelait le proverbe de la confiture aux cochons. Bon .... C'est vrai que là la confiture a ici une drôle de couleur et une drôle d'odeur. On n'attire pas les mouches avec du vinaigre. Mais avec quoi donc les attire-t-on?

De manière plus globale cet amour de l'ego, des gens se désirant généreux, a été porté à son extrême par tous les hommes politiques de gauche arrivés au pouvoir. Depuis le père du peuple jusqu'au grand timonier en passant le führer et par le mièvre tonton. Le seul intérêt de cette dernière mièvrerie est qu'elle n'a pas été trop sanglante, en dehors de quelques amis proches. Si toutes les personnalités politiques sont des psychopathes il semble que celles de gauche aient besoin d’une reconnaissance pharaonique éternelle basée sur des pyramides de sang.

Je compris mieux son absence totale d'amertume post expérimentale. Désormais je regarderais curieusement toute personne ne montrant aucun intérêt pour le moindre aspect de la vie mais se vantant d'en vivre toutes les facettes. Je ne serais plus intrigué par la carence de la moindre désespérance face à l'échec. Le seul échec qu'ils essuient tient dans la constatation qu'ils ne pourront mettre en coupe réglée de nouvelles victimes.

Cela ne les traumatise en rien. Le prochain essai sera le bon, ils sont excellents dans la répétition et la patience. Ils ont la constance de l'araignée attendant qu'une proie se colle sur la toile. Quand à la passion abandonnée elle n'eût jamais le moindre intérêt. Nulle larme, nulle remise en cause de soi, n'accompagnera sa mise en bière. Elle n'était que prétexte. Jamais elle n'avait été porteuse de la moindre catharsis vers une facette inconnue de leur personnalité. Pourtant il était dans l'obligation lui-même de croire à son propre illogisme. Comment même imaginer la possibilité de la moindre fêlure dans le monolithe de son exclusive auto satisfaction?

Cela ne me déplaît pas de voir des gens doués de leur raison mais aveugles à certaines manipulations se faire conduire par le bout du nez par des êtres primaires. Surtout si ces "victimes" ont un grand sentiment de gratitude. Cela me donne une certaine indulgence pour les manipulateurs légers.
Parfois même pour les manipulateurs lourds. Quand je suis de mauvaise humeur il m'arrive ainsi de trouver la croisade des enfants justifiée. Au moins les manipulateurs n'ont fait des victimes que parmi les manipulables. J'ai toujours, moi-même, rêvé de construire un mandarum; mais je ne peux m'empêcher de rire. Les passagers du Batavia eurent moins de chance face à Jeronimus Cornelius. Pourtant ce dernier était un admirateur adepte, mais sans doute inepte, du moins je préfère le croire, de Torrentius.

Emblematic still life with flagon,glass, jug and bridle

En bon manipulateur son principe de fonctionnement était de jouer à des jeux dont il définissait les règles. Les autres devant se satisfaire, et être heureux de cette satisfaction, de rôles secondaires dans la pièce qu'il avait écrite et dont il s'était, à l'image des plus grands auteurs, attribué le rôle principal.

Pour cela il devait prouver sa prééminence intellectuelle. Nul ne devait en douter. C'était la condition de son 'charme'. Par prudence, et par simple conscience, on ne peut tout connaître n'est ce pas?, il y joignait un semblant d'humilité. Ne pouvant admettre la moindre concurrence, mais n'osant pas trop attaquer les talents totalement hors de ses concepts limités, il savait en dénigrer l'intérêt par la technique de la piqûre de guêpe. Il les niaient en suggérant que tout cela était bien compliqué et bien ennuyant, et qu'il fallait avoir un esprit tordu, et une vie bien terne, pour s'intéresser à de tels sujets.

Pour compenser ces négations, jamais bonnes pour l'image de marque, il avait des admirations exclamatives pour des personnes ... lointaines. Cet engouement pour des absents devait, dans son imaginaire, provoquer en, juste retour, un grand respect pour son ouverture d'esprit!

Cela montre que si les absents ont toujours tort, en revanche, dés leur décès, les psychopathes les plus égocentriques sauront les transformer en défenseurs des valeurs qu'ils portent.

Dommage que seul l'accès aux stades ultimes du pouvoir permette de s'auto attribuer des titres universitaires. Comme la femme de Ceausescu couvrant d'un voile pudibond de diplômes doctoraux la nudité indécente de ses connaissances.

Il vouait une foi fervente en son personnage. C'était le moteur mettant, à ses propres yeux, dans une profonde pénombre son inexistence, son besoin d'être couvé comme un bébé, tout en conservant l'illusion de vivre. Face à ce cercle vicieux, désir de mettre en lumière son ego à travers des œuvres, incapacité à réaliser ce qui ne l'intéressait pas, son esprit devait veiller à garder l'équilibre et éviter tout vertige. Mais le temps passe et le balancier doit revenir.

Inversion des effets. Forces et contre forces. Sa manière d'appréhender l'existence, son besoin de se faire aimer des autres pour qu'ils servent de paillassons, se complétaient comme l’œuf et la poule mais pour aboutir au final à la transformation opposée. Dans son délire le reste devient progressivement son ego. La moindre négation de cela l'oblige à réfuter toute réalité. A force de se mettre en scène pour duper les autres, le manipulateur devient sa propre marionnette. Avec une gesticulation de plus en plus incohérente et dérisoire.

Jamais il ne comprendra le plaisir solitaire mêlé à la fois de tristesse et de nostalgie des réalisations. Jamais il ne saura à quel point "the promise" de Michael Nyman traduit cette éphémère atteinte du non désir. L'interprétant comme une insulte, jamais il ne saisira "tout ce qui viendra d'eux à vous c'est leur fiente" de Georges Brassens-Les oiseaux de passage.

Soit le programme:

A: goto A

Ce programme tourne en rond.
Il peut tourner éternellement sans souffrir. Il est exempt de tout bug.
Il est parfait. Il est d'un ennui total. Même la Je-pensée est incapable de s'y intéresser plus de 5 secondes.

S'ennuie t il?
Si oui est ce Dieu? : on pourrait le supposer, si s'ennuyant à mourir, il ait décidé d'inventer un monde imaginaire. Celui dans lequel on croit vivre. Mais il ne peut penser.
Mais ce programme existe-t-il? A priori il ne pense pas donc quelque part, dans un monde pascalien, il n'existe pas.
Pourtant il existe, est d'un ennui total, et, heureusement pour lui, est incapable de penser.
La réalité peut donc avoir une nature particulièrement chiatique mais faire preuve de mansuétude. Pour s'en rendre compte il faut déjà décrire ce qu'il est.

Seuls les crétins, décidément je n'aime vraiment pas les manipulables, ne voient dans un manipulateur qu'un homme affable et charmant. Comme tous les voisins des serials killers. Ils ne saisissent pas qu'un manipulateur désagréable nécessiterait de faire appel à la générosité publique pour qu'il ne meure pas de faim. Politiquement beaucoup préféreraient 'victimes innocentes' en début de paragraphe? Bon.. Je veux bien mais je trouvais que 'crétin' allait très bien. Je vous laisse modifier.

Comme pour tous les manipulateurs son attitude s'accompagnait d'un courage correspondant à la protection nécessitée par la préciosité de sa personne. Cette couardise se reflétait parfois indirectement dans l'exercice même de ses talents. Ainsi lorsqu’après avoir donné un conseil, obligatoirement avisé, d'expert même, il s'avérait que cela conduisait à un échec, il fuyait sa responsabilité dans les dégâts occasionnés par son incompétence en n'en parlant plus. Il me rappelait les enfants qui croient ne pas être vus parce qu'ils ne voient pas. Là aussi il percevait de la finesse dans sa fuite car personne ne réagissait à son comportement. Jamais il n'a imaginé que c'était dû à un sentiment de pitié face à un demeuré faisant une bêtise.

Soit le programme:

B:goto C
A:X=X+1
goto B
C:goto A

Ce programme tourne en rond mais peut se donner l'illusion d'une complexité. Il peut tourner éternellement sans souffrir. Il est exempt de tout bug.

Mais il n'est pas trop simple, ce programme peut inventer des prémisses de philosophie via des préceptes comportementaux de vie heureuse et de tourments métaphysiques. Il est même aussi possible d'être grand devin. C'est ainsi une grande source d'Enseignements.

Quoique l'on fasse on revient toujours au même point.

Inutile de se précipiter l'augmentation finira par se faire.

Comment ne pas croire en l'existence de Dieu face à l'horloge qui avance sans jamais s'arrêter?

Dieu n'existe pas tout est mécanique. Un chiffre ne fait que suivre celui qui le précède.

La pensée personnelle n'est qu'illusion. Elle ne fait qu'interpréter égoïstement le contenu du chiffre. Mort aux petits bourgeois!

Dieu nous a fixé comme objectif de faire avancer X.

L'amour qu'a X pour X+1 montre que tout est amour.

Après le pair vient l'impair qui sera suivi d'un pair. Tout est recommencement.

Gloire aux multiples de 7!!! Tout autre nombre ne peut se prévaloir d'une telle suprématie!!! Quoiqu'ils fassent, jamais ils ne seront de la même lignée et doivent se résigner à ne jamais être des multiples sacrés...

Au début était le 1. Il fut suivi du 2 ce qui engendra le 3.

Au début était le 0 puis vint le BIG BANG.

666!!! ho!!! yeah!!! the Number of the Beast with the Sign of the Southern Cross. Turn Round Quick And Start To Run To The Hills. Lost in the wheels of confusion For infinite Dreams

Tout est écrit dans la formule. Le passé le présent et le futur. Ne voyez vous pas, hommes de peu de foi, que 2+2 =4?

Je suis envoyé là parmi vous pour vous annoncer qu'au Jour de Joie X vaudra le X actuel +1000

Y'a du rab? Non ! Désolé! Yen a pus.

Le jour suprême du châtiment tout se renversera et conduira au 0 absolu destructeur de toute espérance. Ceci est vrai pour les Signés. Mais ce n'est pas pour autant que je ne dénigre les Insignés. J'ai pour eux le plus profond respect. Mais peu au fait des subtilités de leur foi je leur laisse dériver eux-mêmes cette évidence que nous partageons tous pauvres pécheurs.

Gloire en ce jour de nombre premier.

Il peut même s'interroger (avec des douleurs stomacales?): Mais qu'est ce que X?

Pourtant, acculé, il savait prendre un air malheureux. Basique de la manipulation qui a le défaut de mettre en position d'infériorité mais fonctionne et peut préparer de somptueux lendemains.

Le comble de cette terreur face à l’éventualité du moindre danger, il me le raconta lui-même. Je ne me rappelle plus du risque mais il était vraiment léger et plutôt de l'ordre de la difficulté normale d'aller au devant d'une nouveauté. Il me reste surtout le souvenir qu'il avait fui et qu'un autre avait hérité de la responsabilité de sa fuite.

Comme pour ces tentatives d'accéder aux Grands Intérêts de la Vie. Il estimait que l'Echec résultait d'une Faute. Forcément celle d'un autre. Si je lui avais raconté les multiples fois où j'avais pris la décision d'abandonner face à la montagne, mon taux de réussite en alpinisme doit être inférieur à 50%, parfois même en surestimant les mauvaises conditions, peut être m'aurait-il considéré comme un lâche?...

Ce programme peut snober le premier programme par sa complexité particulièrement élevée. Les gens qui pensent que le premier programme est le même que le second vivent dans les ténèbres.

Si vous n'êtes êtes pas convaincu et me trouvez un peu simpliste, voir même simplet, remplacez donc X=X+1 par ce que vous voulez pour obtenir la consistance qui comblera la soif d'absolu de votre cerveau. Attention si vous le voulez aussi parfait que votre image il se peut que vous y consacriez votre existence en vain. Évitez donc aussi d'ajouter un niveau de parenthèses. Vous pourriez aussi vous y perdre. Cela serait regrettable puisque sans plus de complexité ni même de complétude. Inutile de tenter de me contredire, c'est déjà prouvé.

Par sa structure le Programme est en mesure de s'Améliorer. Il pourrait ainsi chercher à se transformer en

A:X=X+1
goto A

Cette perfection révélée ne saurait être reliée qu'au paradis futur dans lequel se retrouvera l'humanité pour chanter à l'unisson et sans la moindre fausse note la gloire du Très Haut. Cette perspective ne me réjouit guère, et s'accompagne même d'un sentiment de pitié pour ce Dieu condamné à écouter. Heureusement avant on allait pouvoir se marrer. Seuls les plus méritants seront dignes de cet état de bonheur mais devront traverser de douloureuses épreuves pour affiner leur âme en suscitant en eux la plus profonde humilité rédemptrice. En particulier ils sautilleront et chanteront des psaumes en l'honneur de Dora l'exploratrice que fait clignoter toutes les réponses qui occupent 99.4% de l'écran.

Mieux! Allons au bout dela Gnose. Il est possible de s'interroger sur la nécessité de faire X=X+1. Faisons le choix raisonné de l'essentiel!

A:goto A

Cet abandon, ce lâcher prise, nous assujettit, encore plus, à un sens absolu du détachement. Mais n'est ce pas là, au fond, le véritable But qui nous guidera vers la simplicité absolue où la souffrance disparaît? Le problème est de savoir si l'acquisition de cette sagesse ultime s'accompagnera ou pas d'une anxiété devant la possibilité de faire une erreur. Le manque d'agitation risque d'être finalement perçu comme une absence. Bon... j'admets que considérer X=X+1 comme une présence peut prêter à discussion.

J'imagine aisément sa non-évolution. Son état, bloqué à celui de son adolescence, n'évoluera pas d'un iota. Seul son corps vieillira. Incapable ne serait ce que de mémoriser ses propres tentatives, tant cela le concernait peu, il sera dans son éternel présent répétant inlassablement le passé, sans même l'illusion d'une quelconque monotonie, espérant que la couveuse, et la cantine, ne tombe pas en panne pour éviter de se retrouver seul face à lui-même.

Le travail m'a contraint à côtoyer ce personnage définissant et justifiant le monde et l'éternité comme les limites du paradis présent et futur de son existence. Avec dans ce cadre la conviction, logique en fait, de sa propre immortalité. Une personne incapable de comprendre qu'ouvrant une porte sans, bien entendu, avoir frappé elle ait à présenter ses excuses pour ne pas avoir trouvé la pièce vide. Trouvant naturel d'entrer chez les autres sans jamais y avoir été invité. Cet ailleurs fait partie de son intimité personnelle. C'est avec chaleur que l'on se doit d'accueillir sa venue providentielle!!! Ne partageons nous pas la même destinée que sa sagesse saura rendre plus paisible? Incapable de constater que les avantages obtenus en accomplissant sa tache de concierge au service de maîtres, étaient nécessairement accompagnés d'une souillure.

La vérité vraie est peut être dans une nouvelle énonciation du problème prenant en compte toutes les recherches ultimes du génie humain. Réécrivons la réalité pour que son aspect irréel ressorte et fasse de nous des surhommes:

Cette est une instanciation d'un programme défini comme suit:

Définissons_en_ce_lieu_Une_etiquette (Label_K) : Continuons le programme à l'instruction dont l'etiquette est Label_L
Définissons_en_ce_lieu_Une_etiquette (Label_M) : Instancions Y au Résultat( Somme (Y ,1))
Continuons le programme à l'instruction dont l'etiquette est Label_K
Définissons_en_ce_lieu_Une_etiquette (Label_L) : Continuons le programme à l'instruction dont l'etiquette est Label_M

Cette nouvelle énonciation nous permet de connaître la réalité dans ses fondements les plus intimes. Cette connaissance devient un objet à la vie propre. Elle nous donne la toute puissance pour intervenir sur le pourquoi et le comment. Il devient possible d'ajouter une constante au programme: son interprétation.

Donc aussi son but. Donc notre but.

Cette constante est un nouvel objet ne modifiant en rien le programme. Il est pure parole, sans nul besoin de la moindre démonstration. Une conjecture. Son seul but, et son seul intérêt, est de permettre de diriger la vie des autres. Etant basé sur la réalité il est facile de faire croire que cet objet est naturel et logique. Ce n'est pourtant qu'une constante arbitrairement définie, qui disparait face à une dérivation. La seule réalité est X=X+1. Le commentaire sert à faire travailler les autres pour son compte. A faire croire que les multiples de 7 ont d'autres qualités, ou défauts, que d'être des multiples de sept. Pour l'auto-justification des pourritures il suffit de voir qu'ainsi est réalisé le bonheur de l'humanité en lui fournissant à la fois raison et efficacité. Comment ces pourritures peuvent-elles penser qu'elles n'auront pas droit à un traitement privilégié?

Bouleversés par cette réénonciation libératrice de la réalité, nous n'avons plus qu'un seul but: Réaliser le quotidien en écartant de nous les miasmes des faux semblants dont la logique n'obéit qu'à un enfermement dans des structures préétablies au profit de ceux qui tirent les ficelles.

Dommage qu'un niveau de parenthèses ajouté, pour construire une méta logique, ait de fait la même logique que le niveau parenthèsé.

Et que rien n'empêche à son tour de le parenthèser. Ca devient long à formuler si on n'a pas compris les phrases précédentes. Une question vient peu naturellement aux lèvres de ceux qui n'ont pas compris. Quelles nouvelles ficelles sont créées? Pour manipuler qui par qui?

Inutile de s'intéresser à la vérité de X=X+1. Lui demeure immuable. Sa vérité est une non vérité.

C'est un fait. C'est la réalité. Il ne se moque même pas d'être considéré ou pas comme une proposition.

Mais c'est aussi la suite de caractères 'X=X+1'. Cette suite, définie dans un langage, est notre seule appréhension de cette réalité. On sait qu'elle existe mais on est incapable de la connaître en dehors de cette suite de caractères. Du moins dans les conditions de base. Et même autrement on n'est jamais sur. Seule la difficulté de décrire avec des mots cette autre vision peut entretenir l'illusion d'avoir trouvé. On ne peut décrire que nos sensations, nos impressions. Même si les mots semblent impuissants à dessiner d'autres visions, ces visions restent dépendantes de notre capacité de sensations. Seul le langage peut faire envisager que tout cela ait une nature logique. Mais le langage n'est une grosse pipe de Magritte. Elle est drôle et n'empêche aucune pipe d'être une pipe. De plus on ne sait même pas ce qu'est cette pipe, et encore moins à quoi elle sert. Le langage est fait par des hommes pour des hommes. La tentative de description de la réalité, de cette mise en équation, se fait sur une image créée par l'appréhension de la réalité.

Une image restreinte à la capacité des sens et du cerveau. Une image décrite avec un langage balbutiant.

Tant que rien ne vient le contredire on peut vivre dans une image de la réalité ou le soleil tourne autour de la terre. Une image, un concept qui donne l'illusion de croire que l'on décrit la réalité. Illusion entretenue tant que les résultats obtenus par les actions sur la réalité n'entrent pas en contradiction avec cette description. Défendue tant que certains voient des avantages matériels à la prééminence de cette description. Soit directement, soit parce que cela couvre leur rôle social de cancrelats.

La construction d'un méta commentaire mettant directement en doute la vérité du X permettrait d'éliminer rapidement les nouveaux prétendants en les enfermant dans un hôpital psychiatrique. A moins qu'ils ne préfèrent s'auto détruire eux-mêmes. Les manipulateurs doivent prudemment dire "X=X+1 mais les multiples de 7 sont nettement supérieurs. Pas mathématiquement mais par essence. C'est pour cela qu'ils sont détestés par les autres nombres. Il faut rester unis autour et au service du grand Révélateur". Le défaut de cette manip, c'est qu'il est facile de se faire grand manipulateur auprès des non-multiples de 7 en leur disant que les multiples de 7 veulent les asservir.

Mais pour compenser, ou par méchanceté, je créais, et même multipliais, des petits pièges pour m'amuser à titiller son sentiment de héros du peuple. C'était facile, trop? Cela compensait les quelques tentatives qu'il demandait à ses esclaves de faire à mon encontre. Mon goût et mes possibilités me portaient à jouer directement avec lui. Il me suffisait de vanter l'un de mes mérites inventé ou réel, pour qu'il s'en découvre de bien plus admirables. Il lui arrivait même à tomber dans des pièges qui n'en étaient pas. C'est ainsi que je pu constater que même ses maladies étaient plus profondes et plus rares!!! Je lui dois vraiment des moments délectables.

J'adore ces jeux où l'on inverse les rôles. Là c'est moi qui jouais à un jeu dont je définissais les règles. Une position bien agréable où il est difficile de perdre. De plus, situation particulièrement savoureuse face à un manipulateur par son inversion des connections. Si peu habitué à ce casting qu'il n'y voyait rien. De plus cette fascination morbide et sadique que j'éprouvais à la vision d'une araignée en train de s'auto dévorer lui aurait peut être parue malsaine. Bon j'admets que je suis assez souvent vraiment puéril. Mais ... bon...

Toute conjecture permet de créer la conjecture inverse sans le moindre besoin de démonstration. Il suffit de l'énoncer. Avec l'intérêt que l'on peut dériver à l'infini. Pour tout avouer à titre personnel je suis adepte des lézards verts d'Orion. C'est grace à eux que l'humanité croît penser.

Il n'est pas étonnant que les 2 grands manipulateurs parviennent à des accords. Tant que chacun ne devient pas trop gourmand.

Ne sont choqués par ces propos que ceux qui croient réelle la conjecture initiale.

Ce ne sont pas des lois sur l'interdiction de penser qui vont modifier ceci.

Il paraît que ce cher Staline voulait interdire l'humour parce que l'homme socialiste n'avait plus besoin de ce ricanement petit bourgeois. L'homme socialiste accompli se doit de rire grassement à des blagues compréhensibles et bien formulées du type "Ramassez votre monnaie. Ca ne repousse pas.". Toute autre trace d'humour non formulé, pire non contrôlée par le commissaire du peuple de l'immeuble, serait interprétée, à juste titre?, comme la manifestation d'une attitude antisociale visant à déposséder le peuple de son juste pouvoir. Il conviendra que le concierge attitré dénonce, avec la véhémence nécessaire, ce complot. Même parvenus aux plus hauts sommets les manipulateurs continuent à pisser dans leur froc quand ils ont la trouille. C'est à dire très souvent. Ce n'est d'ailleurs pas sans raison mais ils ignorent pourquoi.

Une seule fois j'échouais. J'avais forcé la dose. Je présentais un caillou contenant un noyau de ferrite de la taille d'un poing comme étant une météorite trouvée à la Sainte Victoire.

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Il ne vit pas le piège, ne sachant évidement pas qu'avec une telle pierre j'aurais été plutôt riche et que si un tel caillou avait heurté la sainte victoire le trou du Garagaï aurait paru bien petit. Contrairement à mes espérances il ne me signala pas qu'il avait lui-même une météorite de la taille d'un ballon de football dans son jardin. Que cet objet lui avait demandé d'inhumains efforts pour le ramener depuis une paroi glacée d'un vertigineux sommet. Qu'il avait d'ailleurs failli abandonner mais qu'en serrant les dents il y était arrivé. Et que chaque soir il méditait sur le monde et sa fragilité en contemplant la fine ciselure des sombres cristaux de cet objet venu des froideurs les plus extrêmes de l'espace. Mais que tout cela n'était pas seulement dû à ses capacités mais aussi à sa chance qui compensait ses faiblesses que sa modestie naturelle savait reconnaître au fond de lui-même.

Non!. Il se contenta de regarder de travers l'objet céleste. Il y croyait mais n'entra pas dans le jeu.

Un peu déçu je pus néanmoins constater qu'il n'y avait pas que lui qui avait cru à cette météorite. Je regrette même de ne pas avoir proposé ma pierre aux enchères... en conservant un air benêt bien entendu. Leur recherche sur internet de la valeur d'une météorite aurait pu me rapporter gros. Surtout si j'avais affirmé posséder une quantité industrielle de ces rochers propulsés par des forces indicibles pour se jetter à mes pieds depuis le plus profond des immensités de l'univers.

Mais parmi tous ces chers socialistes tentant de reconstituer l'immortelle Egypte, et son communisme pharaonique, seul Kim Il Sung est parvenu à transmettre son pouvoir à son descendant.

Nombreux doivent être les jaloux. Je me demande pourquoi diable, tiens! Lui aussi est là?, j'ai joins les socialos, à tous ces concepts. En France en dehors de quelques cas de schizophrénie familiale mêlant des marchands d'armes à des passionarias de Cuba, on ne peut guère relever que quelques cas de passages de témoins généalogiques dans des fiefs surs. Mais on se doit, charitablement, de légitimement s'inquiéter du devenir de certains conjoints, et d'amis sincères, si certains pouvaient avoir le pouvoir absolu de Fidel sur son pays de travailleurs libérés. Dans ce pays où "El pueblo unido jamas sera vencido" tous les travailleurs partagent l'humour de cette situation où ils peuvent faire semblant de travailler pour qu'à la fin du mois le gouvernement fasse semblant de les payer.

Lentement se remet en place la liberté corpusculaire. L'Empire tremble mais est bien obligé de faire avec.

Vendre tous mes cailloux glanés à droite et à gauche en montagne à prix d'or... en espérant que leur future descendance tente un jour de leur vivant, de revendre ces précieux objets...

Mais en dehors de cette virtuelle satisfaction il me fallut bien constater l'échec de mes prétentions. J'avais fait un plan anticipant trop sa réaction, ne voyant plus que les résultats de sa programmation comportementale. J'avais dévoyé l'aïkido mental. Mon désir des résultats automatiques était trop calculé, et sans doute mon manque de sérénité avait conduit mon corps à trahir, d'une manière ou d'une autre, mon envie. Au lieu de révéler sa faiblesse, j'avais mis en relief mes propres défaillances. J'avais tenté d'utiliser la technique pour mon plaisir aux manifestations de ses contradictions. Pas pour le conduire là où il voulait aller. Naturellement c'est moi qui suis parti dans le décor. Si le droit d'éprouver un plaisir, pardon maître un amusement, est légitime cela ne peut être qu'après. Il ne peut être le but avant. L'autre a toujours le droit de changer. Préjuger d'un non changement c'est aussi vouloir définir un éden passé qui, de plus, perdurerait. Vouloir gagner avant de jouer est un non sens infantile. Le désir du gain a d'ailleurs la même nature mais bon....

Je m'étais fait une prise à moi-même en faisant miennes ses ambitions. Seul le plaisir de bien prévoir comme preuve d'évolution est justifié. Je pansais mon amertume et ce sentiment d'incomplétude en constatant la force des enseignements de l'échec et des erreurs. Si vraiment la qualité des réalisations dépend des erreurs je vais vraiment être bon.

Il ne faut jamais chercher à envoyer le partenaire de voyage sur cette planète au fond d'un ravin. Il faut le regarder avec fraternité, si on peut, et simplement ne pas le dissuader de ne pas s'y précipiter. C'est comme avec les groupes de randonneurs qui voient en vous un guide gratuit. Ne leur jetez pas des cailloux contentez vous de passer en solo une dalle en quatre.

Incorrigible j'ajouterai: Mais ça reste drôle à défaut d'être éternel. Mea Culpa. Bon... je payerai tout ceci au prochain passage... (Non !!! Pas en socialo!!!)

Je ne peux d'ailleurs m'empêcher de jouer au devin.

Tout est donc dans le 'suis' ou dans le 'je' et peut être dans l'auto incrémentation du X
Les solutions irréfutables:
pour le 'suis': pour concilier tous ces paradoxes une solution triviale
'suis' =id= capable de m'auto penser
dans ce cas Pascal n'est qu'un rigolo énonçant des tautologies.

Pour le 'je': évidemment là on peut encore plus rigoler.

A titre d'exemple une solution à la Manix
'Je'->'je crois': Je crois penser donc je crois être.

A la "ici et maintenant" dans les bois où chantent les oiseaux:
Mon être astral pense donc mon corps physique ressent la fluidité du courant d'amour qui se répand entre les sphères. (L'être astral est une évidence pour ceux qui auraient du mal à suivre).

Assez curieusement les adeptes religieux et politiques ne sont pas capables d'imaginer le remplacement du 'je' par 'je crois'. Pourtant pour eux la foi est à la fois définition, justification et raison de leur propre existence. Pardon! De l'existence des fidèles. Que cette foi soit complexe ou se résume à la croyance de pierres au fond d'un océan importe peu. L'essentiel est de tenir, d'entretenir, un langage alimentant l'illusion. Un langage intarissable, une logorrhée verbale infinie, irréfutable, barbante comme X=X+1. Avec l'appui de la science, du dogme, du clergé, des professeurs et, si besoin est, des concierges, de la Stasi, des khmers rouges. Ce ne sont là que moyens pour imposer la conjecture.

Il se peut que le temps passant il finisse par se résigner puis accepter ses propres évidences. Malgré la couenne graisseuse lentement stratifiée dans son cerveau, un doute finira peut être par s'installer en lui. Cela réussira à provoquer un semblant de réflexion dans sa cervelle. C'est son seul espoir de changement.

Mais plus probablement son esprit trouvera un refuge. Il rejettera son sentiment d'injustice face à l'ingratitude de ses contemporains. Ce sentiment conduirait à bien trop de questions. Il attribuera plutôt à un destin implacable, la responsabilité de son absence de passion pour quoique ce soit.

Il fallait bien se rendre à l'évidence: quelque soit le chemin emprunté il revenait toujours au même endroit. Ces balbutiements répétitifs de son existence n'étaient ils pas la preuve d'une influence sournoise et maléfique de puissances désirant son malheur??? D'une addiction résultant d'un anathème divin??? D'une malédiction injuste de puissances infernales???

Des solutions un peu plus complexes.
'Je'->: n'importe quoi
'pense'-> un être intellectuellement évolué pense à 'je'.
'suis' : ait une existence virtuelle éventuellement instanciée à une réalité terrestre

D'un coup, et d'un seul, outre tous les crétins de la terre, nos héros favoris, Bécassine et Harry Potter, ainsi que les triangles rectangles, sans oublier le triangle des Bermudes, ni les triangles de Pelat s'inscriront dans le concert harmonieux de l'orchestre de la réalité. Forcément intéressants, ils y ont droit.

N'est ce pas un peu trop? Le reste de l'univers devrait se considérer comme quantité négligeable. Il est de fait difficilement vérifiable que

Si nous nous résumons à la pensée d'un lézard vert d'Orion ayant consommé un peu trop de datura, nous mettrons fin à nos souffrances terrestres en conseillant à ce démiurge de sauter par la fenêtre en lui faisant envisager qu'il a la capacité de voler. En y mettant de la conviction... Et en espérant qu'il ne sache pas voler. Sinon tant pis il faudra tenter de rigoler en chantant sa gloire.

Il sera aussi possible de massacrer son voisin sans la moindre pitié comme l'on vient d'abandonner sa dernière Barbie à la poubelle.

Dans les deux possibilités c'est la solution de l'élément neutre 0 qui est la solution pour trouver 0 ou l'infini.

Cette infortune d'avoir à toujours revenir à la même situation après des années de tentatives pourtant passionnées, évoquent un sévère jugement... Indices d'une Damnation particulièrement sadique, le sujet devant en être conscient. Un véritable destin de Prométhée. Éternellement condamné à voir repousser son foi dévoré par un aigle.

Pire même car s'y ajoutant l'illusion d'un choix possible. Cette conclusion le rendra fier de cet avenir figé mais dramatique sous le regard haineux des dieux. Il en retirera une modestie aussi orgueilleuse qu'auparavant. Grâce à la fatalité tragique de son existence, son stoïcisme allait le mettre au centre de conversations sur ses passions mises à mal par les puissances démoniaques.

Le Con texte C.
Dans le contexte C : je est un lézard vert venu d'Orion particulièrement évolué et dont l'existence a donné lieu à la légende de l'Atlantide qu'il a créé en même temps que l'humanité.
Donc
'je pense' est évident. Comment un autre aussi évolué ne saurait-il pas penser?
'Je suis' en découle trivialement encore plus. Sûrement d'autant plus s'il a des dents acérées. Particulièrement visibles lorsqu'il expose ses arguments.
Évidemment reste le problème temporel
Est ce que 'je' existe encore?
Écartons-le d'un simple effet de revers de manche: s'il est très intelligent sans doute est-il immortel.

Victime des dieux il arrivera à convaincre des imbéciles à lui venir en aide. Il vivra ainsi heureux avec beaucoup de repas à la cantine. Face à ce bonheur sans nuages personne n'osera jamais lui demander de quoi donc les dieux étaient jaloux. En fait, lui-même se posera la question (étonnant non???). Il la balayera en se disant que même cet aspect de la question devait faire partie de la Malédiction....

Mieux ! Même ! La preuve de son Destin au delà de Tout. Probablement un demi (pourquoi demi? parce qu'il faut savoir rester modeste!) dieu obligé de revêtir une forme humaine pour subir un tourment permanent, à cause d'une injuste justice.

Je regrette presque de ne pas l'avoir admiré/prié. Je me serais sans doute bien marré surtout quand je l'aurais cruellement abandonné en rejetant ses enseignements. Rêvant du moment où il aurait lancé son anathème final à mon encontre. Douce aurait été cette malédiction. Sensation stupide je l'admets. Désolé, je ne suis pas encore suffisamment fort pour pouvoir me passer de ce plaisir même en imagination.

 

Un contexte particulier: le contexte du réel: R. C'est le contexte des vérités vérifiables. De la science pure et dure. Celui du progrès et des lendemains radieux qui chantent. Bon... là c'est de la science un peu moins pure et dure, quoique les fèces (ben oui... je peux être politiquement correct surtout que çà me plait bien ce mot) puissent être aussi ainsi, mais c'est pour la beauté harmonique du lendemain chantant.

Désormais il est toujours possible quelque soit la proposition p de dire que p est vraie
Il existe en effet toujours un contexte dans lequel p est vrai: C'est le contexte dans lequel p est vrai.

Mince alors!!!
Mais alors je peux aussi avoir la proposition : C appartient à R.
Crotte de bique irradiée!!!! (La bique, pas la crotte)
Toute proposition peut faire partie de R sans la moindre contradiction. Pour être très large je prendrai
le contexte D des débiles profonds où Tout est exact sans contradiction possible.

Il suffit de dire D:

-- p est vrai dans le contexte théorique T.

-- T appartient à R dans le contexte D.

-- T est donc vraie
D est un puissant raisonnement qui appartient à R.

Si sur cette terre il y a tant de 'ismes' c'est, sans nul doute, corrélé au nombre de tarés l'habitant.

Le contexte D est il vraiment celui des débiles profonds?
Dire que T fait partie de R ne peut il engendrer que la réponse : 'Dans tes rêves" ?
Par exemple la proposition 'La terre est un disque plat autour duquel le soleil tourne' est vraie dans tout contexte ou le système de Ptolémée est exact. Elle a eu un grand succès, et sur une longue période, dans R. Un R réduit à un espace physique terrien assez étroit mais qui se considère comme le berceau de la civilisation.
Et les mécréants qui énonçaient autre choses étaient vite fait bien fait mis sur un bûcher.

De nos jours 'Au début était le Big Bang qui fit boum boum' et 'Tout est évolution' permet clairement de se laver de toute honte et de constater.

1) que tout le monde comprend

2) que Dieu n'existe pas

3) que 'Le capitalisme international' explique toute la situation économique. Malheureusement pour certains cela va même jusqu'à expliquer leur misère psychologique leur interdisant par là même de, ne serait-ce que de tenter, de s'en sortir au moins sur ce plan là.

Bon mon exemple est un peu con il a l'air d'attaquer toute une époque où des professeurs non chercheurs travaillent 6 heures par semaine, 6 mois par an pour 6666 euros par mois mais vont prolétairement et solidairement manifester avec les gens chargés solidairement et prolétairement de les payer.

Heureusement divers articles scientifiques nous démontreront qu'en ces périodes lointaines d'obscurantisme le peuple étaient du côté des Bons. Tous se raillaient des obséquieux serviteurs des Mauvais qui leur disaient: "Mais c'est évident que le soleil tourne autour de la terre il suffit de le regarder se lever au matin et se coucher le soir.". Eux étaient des malins et ne se laissaient pas avoir.

Certains confondent des chats noirs avec de redoutables panthères. Cela arrive régulièrement dans les Calanques après quelques beuveries. Ces beuveries expliquent aussi que certains sentiers soient détruits et interdits à cause des dangers objectifs qu'ils présentent pour le randonneur moyen. Effectivement si j'étais aussi saoul que certains au petit matin j'éviterai de me promener ne serait ce que sur la route qui rejoint le pic des Mouches depuis le col des Portes. Un faux pas est si vite arrivé.

Mais jamais les chats n'ont été pris pour des tigres. Pourtant les tigres ne sont que des chats très particuliers. Comme les chats ils se moquent d'être ou pas aimé et n'ont pas de patience. Certaines personnes, de la hauteur de leur diplôme acquis après de longues études de psychologie dans Marie France, croient que cela dénote une recherche d'amour. Pour détendre l'atmosphère elles finissent par marcher sur la queue du tigre. Elles regardent étonnées le tigre tandis qu'elles se font découper en petits morceaux. Elles ont aussi un air hautainement outragé de constater que le tigre semble se marrer.

C'est d'ailleurs peut être cet air que le gros matou guettait avec une impatiente délectation. L'excuse pour constituer ses provisions d'hiver.

transfert de l'imageLes excuses conduisent parfois des objets bien loin de leur sémantique initiale.

Tout ça c'est bien beau mais, étron d'éléphant rachitique (l'étron pas l'éléphant), soit les 'choses' sont vraies soit elles ne le sont pas.
En d'autres termes elle existent ou pas? (elles s'existent ou pas? demanderait un déficient visuel qui vient de se faire mettre par un rhinocéros (je parle d'éléphants évidemment (mais non je ne parle pas de politiciens (pas même de profs non chercheurs socialistes! suivez !!! bordel!!!)))). A un jeu de parenthèses prés j'ai failli me faire piéger par la demo de Godel. Heureusement que j'ai les pieds sur terre et sais revenir dans la réalité.

On se fait donc un petit Platon dans une caverne où les idées supérieurement supérieures ont droit à une existence ostentatoirement pépère pendant que les erreurs des fausses vérités, reflétées par notre incompréhension, sont carbonisées sur l'autel de la sainte Vérité?
Je veux bien mais à condition d'être le maître de l'Inquisition qui amènera la théorie T dans le réel R. Je préfère être du bon côté des tenailles quand on s'en servira pour sauver les infidèles et les convaincre que la petite douleur qui envahit le bas de leur ventre n'est rien comparée aux flammes incandescentes de l'enfer qui les attendent s'ils persistent dans leur erreur et s'ils ne se repentent pas.

C'est le principe de tous les teneurs de tenailles. Le monde serait plus beau, et plus convivial, s'il était comme dans leur rêve et si toute opposition était annihilée. Et Cornelius a été suivi par le Che, Mao, Hitler, Pol Pot et autres Trotsky. Je ne peux pas citer tous les chefs. A côté de vous ce n'est peut-être pas une crapule sans idéologie qui vous sourit. Pour le voir il vous suffit de le contredire. Evitez de le faire dans un endroit isolé. Même si vous êtes sa compagne illégitime.

Tout cela semble aller au delà de T et de toute proposition logique. Est ce que T est Mauvaise? est en fait une théorie M inspirée par le Malin (et le capitalisme international préfère je rajouter pour éviter de finir dans les mains de professeurs encartés depuis 3 générations)? Est ce que R et P ne sont pas trop laxistes?

Bref!!! le mec, ou la nana pour éviter d'être sexiste, quoique les vulves révolutionnaires mais très victoriennes m'aient toujours bien fait marrer, du mauvais côté de la tenaille ne se pose aucune question sur la véracité de T. Il est même prêt à mettre son existence au service de la grande gloire de T.
Du bon côté des tenailles on peut se laisser aller à des considérations philosophiques sur la possibilité, purement scolastique, de la véracité d'autres alternatives.
1) Ça permet de passer le temps
2) Ça montre une grande ouverture d'esprit
3) Ces réflexions soulignent que son salaire n'est pas usurpé, surtout si on a droit au titre convoité de professeur/non chercheur de fac...

Ainsi il suffit de dire que le 'vrai' réel est celui des vérités qui ne présupposent pas de contextes.
Hein? Même les mathématiques et ses vérités vérifiables et la possibilité sont basées sur des axiomes?
Bon!!!.... complétons la définition: le 'vrai' réel est celui des vérités qui ne présupposent pas de contextes autres que le contexte Naturel N.

Il est à remarquer qu'en mathématiques existe la prise en considération de vérités invérifiables. Ceci constitue une attitude incroyablement modeste en comparaison d'autres sciences. Qui érigent en vérités scientifiques définitives leurs conjectures. Est ce que sont visés les historiens, paléontologues, archéologues, cosmologues et autres théoriciens du passé? Hé bien oui! L'intérêt de ceci est de pouvoir facilement constater, qu'en dehors de la politique, il existe bien d'autres niches douillettes.

N? C'est celui des petits oiseaux qui sifflotent sous le soleil dans les arbres gorgés de fruits au dessus de la tendre herbe verte où s'ébattent les marmottes. Et les Fioretti ajouterait saint François.

Faites chauffer les tenailles pendant que je m'entraîne à avoir un rire démoniaque. Angélique serait sans doute plus adéquat. Dans les textes sacrés, c'est toujours le seigneur tout puissant qui brûle les mécréants. Assez curieusement la propriété des flammes purificatrices a ensuite été reportée sur le (pauvre?) diable qui les a transformées en instruments de supplice. Serait ce un détournement de sens dû à des professeurs?

Tout ceci est très logique. Mais même en supposant qu'à un certain niveau infini de parenthèses il y ait convergence et que tout soit démontrable, qu'en est-il des objets illogiques?


Essayons de clarifier avec l'exemple
I: 'Je ne pense pas penser' (ou 'je pense ne pas penser'). L'auto référence est vraiment un piège à cons. On pourrait croîre que les deux phrases ont un contenu logique différent du fait de la charge émotionelle de 'penser'. Bon... Remplacez le second 'penser' par 'courir'.

D'abord avec la langue française c'est déjà flou. Une double négation c'est une simple négation mais ici? Comme dirait les belges: normal que les autoroutes ne soient pas éclairées en France, il n'y en a pas besoin, tous les français sont des lumières.

Pour refuser cette intolérable, et pénible, absence de pensée, la négation serait, en voulant rester relativiste et monter que justement on pense.

Je ne pense pas ne pas penser.

Humm! aussi génial que le "qu'est ce que c'est que cela". (résumons cette richesse lexicale phonétique et musicale dans KESCKECKECLA nous mettant ainsi de plus à la portée des smseurs) Mais c'est une langue aux multiples facettes... si riche. Pas étonnant que les jacobins socialos aient exigé qu'elle soit la seule langue parlée. Sans une loi pour forcer son passage, une langue aussi nulle aurait eu du mal à se frayer un chemin dans le concert des langues.

Remarquons aussi que cette négation de la négation a une allure logique de tautologie. Cette phrase a l'air dêtre prévue pour des gens qui pourront enchaîner par "Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire". C'est peut être cela que je n'ai pas compris dans le génie de cete langue.

Revenons à nos moutons et oublions cette langue de professeurs pour fil(le)s de professeurs que j'ai été forcé d'apprendre et que je suis obligé d'utiliser.

1) Je pense pas penser.

2). Je suis mais doute d'une existence intrinsèque.

Vous avez mal à la tête? Comment êtes vous arrivé là?

Tout cela parait bien illogique Comment douter d'une existence intrinsèque si on ne pense pas?

Mais en renversant le raisonnement on peut obtenir:

Du fait que je n'existe pas par moi-même et que je suis le résultat de processus chimiques gouvernant mon comportement, certains de ces protocoles me conduisent à croire que je pense. Cela devrait provoquer un moi un malaise pour la non accessibilité de la 'vraie' pensée. Mais comme je ne suis qu'un tube digestif reproductible accompagné d'un semblant de cerveau dont le seul rôle est de permettre à ma matière d'atteindre la bouffe et la baise, je peux me contenter d'aller à la cantine sans me prendre la tête. Je ne comprends pas pourquoi outre mon rôle de prédateur je ne suis pas aussi une proie, mais Qui Diable pourrait me le reprocher? Sûrement pas moi. Je suis libre n'est-il pas?

Pas mal pour un robot préprogrammé non?

Et Dieu dans tout çà?

Irréalité aboient les athées.

Matérialisme sans âme hurlent les croyants.

Idéologie petite bourgeoise gémit le professeur encarté avant d'aller acheter sa nourriture bio quotidienne tout en se demandant pourquoi je l'ai intégré dans cette phrase, et pourquoi tant de haine.

A qui confierez-vous des tenailles au Che, à Goebbels ou à Torquemada?

Pourquoi la scopolamine qui a servi de sérum de vérité est elle aussi drogue de l'oubli et de mort? Mais elle n'est que l'un des deux principes actifs du Datura. Certains veulent y ajouter de la salvinorine. A quel Diable veulent-ils rêver? Croient ils vraiment que cette vibration créatrice va être éblouie par leur vie de fonctionnaire? Ne comprennent ils pas que la seule attitude raisonnable est la prière de mendicité. Leur désir n'est il le reflet que d'une bêtise incommensurable? Jamais cette ombre n'oublie la moindre présence. Jamais. Un soir on viendra taper leur porte. Non, je n'ai pas oublié le 'à'. Il ne leur restera plus qu'à souhaiter, qu'amatrice de références cinématographiques, cette entité sera accompagnée d'une tronçoneuse ou d'une hache plutot que d'un cure-dent.

Est-ce par ton intelligence que l'épervier prend son envol, Et qu'il étend ses ailes vers le midi? Job39-29

Les cinq pierres. Les 11 000 vierges. Une chaque jour durant les 30 années de la passion. Les saints Pierre. Bien lubriques sont les oursonnes en amadouant les ours mal léchés. Les seins de pierre. Le Shaman chaque jour ridiculisait le manipulateur qui avait besoin des autres pour exister. Pour survivre le manipulateur fut obligé d'imiter le shaman et inventa les religions. Pour annoncer que les hommes sont tous égaux. Devant Dieu le Serf vaut le Roi enseignaient les moines. Au sein de la République l'enfant des cités vaut celui de ma maison psalmodiaient les professeurs. Contrairement au shaman qui montrait à l'humilié que le nanti était lui aussi d'une nullité crasse, il rendit tout ceci vrai et obligatoire pour mieux les écraser et les empécher d'être libres. Même le shaman dût constater que cela parraissait moins sanglant

Pourquoi le shaman a-t-il l'air de s'amuser en regardant le manipulateur écorcher ses opposants? Le pastel du bonheur a de curieuses nuances de sang séché. Est ce pour répondre à un autre tableau où un sang ancien couvre les murs, soulignant l'aspect verdâtre de l'éternel supplicié. Dans la force de sa bonté se reflétait la douceur de son calme. Opiniâtre fermeté de sa courageuse volonté.

Indécence des mots.

La seule route existante est une Impasse à Non Sens Unique.

Ainsi fut lapidé le ramasseur de bois.

Au revoir dit le voyageur à ses hôtes. Il sait qu'il devrait dire Adieu.

A demain dit le travailleur à ses collègues. Il sait que c'est vrai.

 

Après cette longue autoroute sur le plateau, collés comme des sardines, la colonne de véhicules se dirigeait vers le lieu de villégiature sécurisé face à l'océan.

Je savais qu'à ce feu rouge j'allais tous les abandonner pour descendre directement dans cette calanque inconnue mentionnée dans aucun guide.

En plus j'eus droit à un feu clignotant me permettant de récupérer encore plus vite la voie de descente.

Je coupais le moteur et jouais sur le frein pour décélérer et accélérer le véhicule. Je me rendis compte que la descente était infiniment plus longue que prévue. Ces tournants pris de manière économe mais interdite commençaient à m'inquiéter. J'allais vraiment très vite. Prudemment je remis le moteur en route.

J'arrivais en bas sans encombre. Un gigantesque pré m'attendait. Je marchais dans l'herbe écrasée.

Brutalement je vis frétiller un animal sous les feuilles répandues dans l'herbe. Je regardais et vis un poisson. C'était curieux. Mais je me contentais d'avancer. Un autre bruit attira mon regard.

A mes pieds un lézard vert m'examinait. Jamais je n’avais réussi à en photographier un. Je pariais qu'à peine mon appareil photo sorti, il allait disparaître. Non il se lova entre mes pieds me permettant de le photographier à loisir. Étrangement il avait comme le poisson un regard humain.

Je continuais ma route pour arriver au bord de la mer.

Une grande femme blonde au regard d'acier était dans l'eau jusqu'à mi cuisse. Elle me regarda sans surprise semblant attendre.

Le long des rochers bordant la mer, je vis que le sentier continuait passant souvent dans des arches assez petites. Et dans ces marques je vis que des animaux étranges aux formes variées mais interdites s'amusaient parfois à sauter. J'eus envie de me précipiter sur ce sentier pour les regarder et photographier.

La femme semblait familière avec ces bêtes qui n'hésitaient pas à venir à elle. Elle me dit, sans conseil, sans avertissement, sans admiration, se contentant, de souligner ce que je savais: "Il faudra ramper sur ce sentier".

Je me réveillais.

Dois-je m'angoisser de mon désir d'emmener des gens qui me font confiance dans des milieux dont ils ne sont pas les hôtes naturels? Est ce vraiment la peine de tenter de comprendre en suivant leur voie? C'est moi qui ne serais pas dans mon milieu. Ne vaut-il pas mieux rester au bord et les regarder? Ou bien me faut il me laisser aller sans me troubler, avec le risque d'une sortie de route très spectaculaire? Je suis libre.