Ne comprendront pas ce
qui suit ceux
qui ne voient que ce qu'ils
croient. Pour les
autres... j'admets que je suis un peu hermétique... mais je
ne
vois pas d'autres solutions que des images pour éviter
d'entrer
dans un
monde de croyances superstitieuses, de relents religieux depuis
longtemps analysés. Disons que c'est basé
sur
une vision bouddhiste gnostique (rien que d'écrire ceci
m'oblige
à préciser que je n'en suis pas un). Hummm...
pleins
d'illusions encore... les seuls qui peuvent comprendre n'ont pas besoin
de ces éléments. Dommage. Difficile de
s'empécher
d'essayer d'imprégner. Ce qui reste drôle c'est de
savoir
que certains vont croire que c'est eux que je veux
imprégner...
S'approcheront de la
compréhension ceux qui ont ressenti la profonde
mélancolie de la moindre chanson populaire appelant
à la
fête, ou le sentiment d'éternité que
dégage
tout chant mortuaire religieux. Karl Orff le savait bien en
mettant sur son hymne à l'homme
les paroles vivantes, dans une langue morte, d'êtres à la vie
désespérante du
12eme siècle.
A l'inverse il devrait être possible
pour un compositeur de créer
un hymne de désespérance totale en mettant de la
musique
sur des paroles d'hommes politiques vantant la gloire des lendemains
qu'ils préparent. La mise en musique d'un aboiement d'Hitler
suivi d'une harangue de Castro complété par la
promesse d'un radieux avenir de Trotsky avec en final le ton docte d'un
Skinner devrait fournir les bases d'un opéra d'une totale
désespérance. Le problème
musical le
plus délicat à
résoudre sera sans doute la durée de ces
discours.
L'explication de tout ceci
est une explication de merde. Tout le
monde, des plus grands génies aux femmes les plus sexy,
produit de la merde. "Tout empereur qu'il était sur l'autre
trône
l'empereur chiait". Si le Moyen-Âge vivait les pieds dedans
l'époque moderne l'a caché en attendant la
rupture des
digues. Tout ceci pendant la durée
particulièrement brève d'une vie.
Certains veulent surnager, se séparer
d'eux-mêmes,
et créer du beau.
Quoi de plus
choquant qu'un simple oeuf de Fabergé dans toute
cette
merde?. Quoi de plus jouissif que d'arriver à
créer un tel objet dans un tel milieu?. Quel besoin d'autres
preuves de la dualité?
Incapables d'en faire autant d'autres
finissent par adorer cette merde.
Déféquant tout au
long de leur existence, leur quête est d'en mettre dans la
gueule
de leurs voisins et de posséder, à
défaut de
créer, l'oeuf. Se disant doués par les dieux ils
rigolent!!!
espérant que cela cachera leur échec et
qu'ils
vivent.
Les plus pitoyables sont ceux qui ne
sentent rien. Ils sont pitoyables malgré leur
colère quand ils
comprennent que d'autres les trouvent pitoyables (hé oui...
il n'y a
pas de bornes dans cette récurrence). Ils sont adaptés
à la situation en étant fondus en elle. Ils ne veulent aucune
évolution. Ils sont pourtant le devenir des autres et
d'eux-mêmes.
La seule solution de l'oeuf et de la poule est
l'évolution. Parfois
ils n'arrivent même plus à s'entretuer
entre eux, même en envoyant un commando fortement
armé.
Face à cela, que faire?,
dirait Lénine. La réponse l'aurait laissé
perplexe. Inutile d'espérer
qu'aller faire des beuveries à Bibemus réduise au
silence
la
Voix. Même les sombres
forêts de pins du plateau de Bibemus qui se
déversent dans
les
profondes gorges de l'Infernet entretiennent des jeux de mots qui
feraient trembler les psychopathes s'ils étaient en mesure
de
les comprendre.
murmuravit
populus contra
Mosen dicens quid bibemus, Vulg. Exod. 15:24
"Qu'est
ce
qu'on va boire maintenant connard? dit le peuple à
Moïse"
"In
caelum cerevisiae est nullum, Itaque hic bibemus illum!"
Comme
il n'y a pas de
bière au paradis, bourrons nous un max ici
Alors un homme, seul, ne
sachant même pas par qui il a été
envoyé,
avec un piolet, arrête le flot de leur parole
hypnotique
à la philosophie
éclairée par Pol Pot: "Qui proteste est
un ennemi,
qui s’oppose est un
cadavre".
Dans ce centre informatique les
ordinateurs semblaient être plus
bruyants qu'il ne convenait. Certains disaient que c'était
parce
que même ces machines s'ennuyaient.